Statistiques
Nous avons 2819 membres enregistrés
L'utilisateur enregistré le plus récent est Titoanna2

Nos membres ont posté un total de 964024 messages dans 33053 sujets


Derniers sujets
» Un passager se met à mordre les gens dans l'avion
par Dad Aujourd'hui à 11:17

» Indemnisée 5.000 euros par mois, une députée LREM «mange pas mal de pâtes»
par Dad Aujourd'hui à 11:11

» Vous faites quoi en ce moment ?
par Ribelle Aujourd'hui à 11:06

» A quoi penses tu ?
par Jalna Aujourd'hui à 10:56

» Vous vous sentez comment ?
par Jalna Aujourd'hui à 10:55

» Le cerf-volant disparaît petit à petit, vous ne croyez pas ?
par Jalna Aujourd'hui à 10:53

» Que mangez vous aujourd'hui ?
par Jalna Aujourd'hui à 10:51

» Votre météo du jour
par Jalna Aujourd'hui à 10:49

» Blablas de tout et de rien
par Jalna Aujourd'hui à 10:48

» Bonjour - bonsoir
par Jalna Aujourd'hui à 10:46

» Présentation de Juliette
par Juliette56 Aujourd'hui à 10:14

» Il fallait être très attentif pour comprendre Jean Claude Van Damme
par Ribelle Aujourd'hui à 10:10

» Pourquoi j’ai arrêté d’organiser des fêtes d’anniversaire pour mes enfants
par renardeau Aujourd'hui à 10:06

» Santé Canada lance un important avertissement d'infections à la bactérie E coli dans la laitue
par Ribelle Aujourd'hui à 10:05

» George Clooney a offert 1.3 million de dollars à chacun de ses 14 de ses amis les plus proches pour les remercier.
par Ribelle Aujourd'hui à 9:56

» 10 photos de décorations de Noël à l'hôpital qui prouvent que les docteurs sont de vrais débrouillards!
par Ribelle Aujourd'hui à 9:54

» Un homme meurt dans le métro sans que personne ne s'en rende compte.
par Ribelle Aujourd'hui à 9:51

» Une mère de 4 enfants passe près de mourir après s'être arrachée un faux ongle.
par Ribelle Aujourd'hui à 9:48

» Le saviez vous ?
par Ribelle Aujourd'hui à 9:14

» À 93 ans, Charles Aznavour remplit son premier Bercy
par Dad Aujourd'hui à 9:12

» Quelle est votre chanson préférée de Johnny Hallyday ?
par Ribelle Aujourd'hui à 9:11

» Çà s’est passé ce jour la
par Ribelle Aujourd'hui à 9:07

» Ils nous ont quittés ce jour la..
par Ribelle Aujourd'hui à 9:05

» Date de naissance des stars du jour
par Ribelle Aujourd'hui à 9:02

» Un médicament contre l'addiction au cannabis en cours d'élaboration
par Dad Aujourd'hui à 9:00

Connexion

Récupérer mon mot de passe


L’adolescent à la recherche de sa personnalité

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Nouveau L’adolescent à la recherche de sa personnalité

Message  franck willy le Lun 8 Fév 2016 - 14:26

L’adolescence, on le sait  tous est parfois une période difficile aussi bien pour l’adolescent lui-même que pour ses parents. L’adolescent étant à la recherche de sa personnalité, rencontre bien des difficultés dans cette quête. L’une de ces nombreuses difficultés est celle des jugements  parfois trop sévère de ses éducateurs, en particulier ceux de  ses parents. Dans cette optique, des auteurs comme feu Maurice Tièche exhortent certains parents à faire très souvent preuve d’indulgence en vers leurs adolescents et à croire en leurs rêves.

À ce propos écoutons le:

Il vous est certainement arrivé plus d’une fois de perdre de vue, pendant deux ou trois ans, un grand enfant d’une famille d’amie. Mis de nouveau en sa présence, vous l’avez à  peu près reconnu mais vous avez eu l’impression gênante que ce n’était pas tout à faire la même personne.  Aussi votre surprise s’est-elle traduite par une certaine timidité et vous avez  eu recours à de pénibles périphrases pour éviter à la fois de dire « tu » comme autrefois  et de vouvoyer cet enfant que vous aviez toujours appelé par son prénom et à la seconde personne du singulier. Ce n’était plus un enfant mais un adolescent, c’est-à-dire un homme ou une femme en train de devenir adulte.

Un garçon ne devient pas un homme du jour au lendemain. Ce n’est pas d’un moment à l’autre que la fillette devient une femme accomplie. Il y faut, au contraire, beaucoup de temps. Cependant, l’adolescence, ce passage de l’enfance à l’état adulte, ne se produit pas avec la lenteur calme qui caractérise les dix ou douze premières années de la vie. Tandis que la  pensée de l’enfant est objective, presque impersonnelle, celle de l’adolescent, au contraire, se trouve agitée par des préoccupations subjectives, des sensations nouvelles, des révélations troublantes, dans un domaine jusqu’alors insoupçonné. La rivière au cours tranquille est devenue un torrent impétueux.

L’adolescence, qui s’étend de la douzième année à la vingt-quatrième année, en général, ne se termine pas aussi brusquement qu’elle a commencé. Contrairement à ce qu’on est tenté de croire, ce n’est pas l’arrêt de la croissance qui en marque le terme, mais la maturité de jugement, la capacité de raisonner, la maîtrise plus complète des émotions. Il est certain qu’à ce compte, bien des personnes ne dépassent jamais l’âge mental de quinze ans.

C’est pendant l’adolescence que se détermine presque entièrement la destinée. Certes, celle-ci dépend beaucoup de l’hérédité, des l’influences prénatales de l’éducation reçue pendant les six ou sept premières années, mais c’est pourtant le désarroi de la quinzième année qui oblige à prendre conscience du sens de la vie et de l’orientation à lui donner. Après avoir vécu sous la dépendance familiale, l’adolescent éprouve le besoin d’être indépendant et d’agir sous sa propre initiative. Des impulsions inconnues, d’ordre physique, intellectuel, social et spirituel se manifestent et le troublent d’autant plus que son expérience n’est pas encore suffisante pour le guider. Il se rend très bien compte qu’il a besoin de se mettre en garde contre les caprices de son tempérament et d’être dirigé, inspiré, à ce tournant décisif de son existence, par des principes qui dépassent les contingences de la vie courante. Ces principes doivent former un tout bien cohérent et constituer une véritable philosophie de la vie.

C’est là que commence l’embarras des jeunes gens et des jeunes filles. Certains d’entre eux essaient de résoudre ce problème en le supprimant. Ils agissent étourdiment comme si la détermination de leur choix appartenait uniquement à leur bon plaisir. Il en résulte des tentatives manquées, des faux-pas douloureux, révélant enfin à ces imprudences que des règles précises auraient dû les guider plutôt que les caprices de leur cœur ou le hasard des circonstances. Il est parfois trop tard, alors, pour conjurer les conséquences fâcheuses d’une orientation irréfléchie, d’où le grand nombre d’adultes qui donneraient n’importe quoi pour avoir le privilège de refaire « leur vie ».

Certes, cet homme ou cette femme en préparation sont encore loin de la maturité; ils devront, pour l’atteindre, faire bien des expériences, acquérir bien des connaissances, traverser des moments difficiles. Pourtant un abîme les sépare déjà de ce qu’ils étaient.

C’est de là que proviennent la plupart des erreurs que commet l’entourage de l’adolescent et des malentendus souvent si douloureux qui opposent les parents et leurs grands enfants.

La plus courante de ces erreurs consiste à prendre des airs horrifiés chaque fois que l’adolescent fait ce qu’il n’aurait pas dû. Se fâcher, gronder, ne  sert pas à grand-chose. Les reproches donnent les premiers coups de pioche au fossé qui va se creuser tous les jours davantage entre les parents et l’adolescent, d’autant plus facilement que celui-ci doit, par la force des choses, apprendre peu à peu à se passer de sa famille et à vivre d’une manière toujours moins dépendante.

Pourtant notre jeune apprenti en l’art de vivre n’a pas encore d’idées bien arrêtées sur ce qu’il fera et sur ce qu’il veut devenir. Tant de possibilités naissent en lui, tant de réalisation mobilisent ses intérêts qu’il faudrait les essayer tout à tout. Comme ce n’est pas possible, faute de temps et de moyens, il se borne à penser ses tentatives, à évoquer les sentiments qu’il en éprouverait, à subir en quelque sorte la magie ou le maléfice de telle situation qu’il essaie en imagination.

A cause même de ces heures de méditation contradictoires et apparemment stériles, parents et éducateurs sont surpris, désemparés. Souvent, ils ne peuvent réprimer leur mauvaise humeur et la font sentir avec quelque dureté:

– Tu ferais mieux d’étudier, au lieu de rester là sans rien faire! D’ailleurs, à ton âge, je gagnais déjà bien ma vie.

Autant de phrases, autant de paroles maladroites, et blessantes. Nos jeunes gens et nos jeunes filles ont besoin, certes, qu’on leur rappelle les bienfaits de l’action. On fait bien de ne pas les laisser se perdre dans une rêverie sans objet, de secouer parfois leur torpeur. Respectons pourtant ces moments où ils réfléchissent, où ils élaborent lentement, à travers bien des hésitations et des erreurs, le plan de leur existence. Ces moments de féconde inaction et de solitude leur sont nécessaire. La tâche aujourd’hui en sera peut-être moins bien faite, mais celle de demain sera préparée, exécutée avec plus d’assurance et de goût.

Le souci de bien des éducateurs qui condamnent des rêves de jeunesse est d’éviter à ces inexpérimentés d’entretenir des illusions qu’ils devront perdre un jour au prix de bien des larmes. On n’a peut-être pas assez compris que ces illusions de jeunesse ne sont souvent pas autres chose que des réalités idéales.

La jeunesse est l’âge de dispositions romantiques, c’est-à-dire de la possibilité de voir dans la vie de ce qui est beau, valeureux, passionnant. L’adolescence a l’impression qu’elle franchira comme avec des ailes les difficultés et les obstacles qu’elle rencontre. La vie lui paraît toujours rose, pleine de possibilités de charme et de grâce. Il est bon de passer par cette période romantique (je ne dis pas romanesque) car elle est le sel de la vie. L’artiste qui cisèle le marbre enrichit son effort mécanique de toute la beauté d’une noble intention. Sans romantisme, le travail devient une besogne, la charité une aumône; avec lui, les chocs les plus durs font entendre une symphonie et les devoirs les plus humbles procurent les joies les plus pures.

Ainsi, les allures parfois rêveuses des adolescents n’engendrent pas toujours des malheurs et n’annoncent pas nécessairement des désillusions. Laissons donc les jeunes exprimer leurs espoirs et leur confiance dans la vie. Le temps se chargera, s’il y a lieu d’imposer une juste mesure à leurs élans.

L’adolescent est romantique parce qu’il pénètre dans un monde nouveau et qu’il est devenu capable de comprendre et d’apprécier la beauté, le courage, la loyauté. Il l’est aussi parce qu’il est épris de liberté. Il cesse peu à peu de considérer ses parents comme la source de toutes connaissances et les dispensateurs de tout bien. Il continue pourtant à se soumettre à leurs directives, mais se sent de plus en plus capable de se conduire lui-même et il lui tarde d’en donner la preuve.

Il sera donc plus que maladroit de se moquer de l’enthousiasme des jeunes car c’est lui qui concrétise les ambitions, anoblit les amitiés, purifie les relations avec les personnes de l’autre sexe, inspire le respect de la vie.

Pourquoi insinuer en eux l’idée que ces hautes vertus sont illusoires? Si tant d’adolescents paraissent désenchantés, blasés, cyniques parfois, ne serait-ce pas à cause des sourires de pitié qu’ils ont vu errer sur nos lèvres lorsqu’ils ont fait preuve d’un élan vers la vérité et la beauté?

Les rêves de jeunesse se réalisent très souvent d’une manière splendide dans l’âge mûr lorsqu’ils ne sont pas trop combattus. Ne privons donc pas inconsidérément nos enfants de ce moyen d’introduire dans le monde plus d’enthousiasme et de bonheur.

franck willy
Membre

Messages : 40
Date d'inscription : 07/02/2016

franck willy

Revenir en haut Aller en bas

Nouveau Re: L’adolescent à la recherche de sa personnalité

Message  Invité le Lun 8 Fév 2016 - 14:32

Très intéressant Wink

J'avais étudié "le complexe du homard" de Françoise Dolto, qui décrit également très bien, les troubles de l'adolescence.
avatar

Invité
Invité


Invité

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum